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mercredi 12 octobre 2011

COUCOU A LANGEAIS

Indre et Loire | Chinon | langeais

'' Automne théâtral '' : richesse de la diversité

12/10/2011 05:35

La lente évolution de la femme dans notre société en slam et en chansons.
La lente évolution de la femme dans notre société en slam et en chansons. - (dr)

Les trois coups du festival « Automne théâtral » ont retenti non pas au théâtre mais dans la rue, vivier originel de nombre de troupes de bateleurs.
L'association des Z'arts Buissonniers avait convié les Langeaisiens à la halle Alingavia, vendredi soir, pour une ouverture en forme de déambulation festive avec Julot, Rosy et leur orgue de Barbarie de la cie Le Cirque des mots.
Les rythmes des chansons réalistes joyeuses ou contestataires (Boris Vian) ont ponctué les quatre étapes en centre-ville pour un public peu nombreux, la température très fraîcheur automnale y étant pour beaucoup.
L'acte 1 sur scène en l'église Saint-Laurent était un trésor : celui de l'île du même nom, une adaptation du roman de Stevenson mise en scène par Cédric Le Stunff sous forme de monologue pour un Richard Petitsigne à la fois conteur, Jim Hawkins, Long John Silver, Billy Bones...
Un vrai récital protéiforme avec une utilisation évocatrice et jubilatoire du moindre accessoire. Un régal pour petits et grands.

Poésie, chansons slam et bruits

Après le trésor, la féerie. Dopés par un délicieux vin chaud indispensable, les spectateurs se sont retrouvés en extérieur pour une création inclassable mais magnifique d'Alejandro Saga.
Ses projections de liquides sur la plaque d'un rétroprojecteur ont créé une fantasmagorie sur les murs du chevet de l'église, mouvante, en apparence aléatoire mais savamment improvisée. Comme la discrète musique d'accompagnement de ses trois comparses. C'était bien la magie annoncée qui a laissé les spectateurs éblouis.
Samedi, les enfants ont présenté en lever de rideau les chants et le travail corporel travaillés l'après-midi avec la compagnie Corps à coeur. Le rideau s'est levé ensuite sur « Les bruits du silence », des bruits en forme de poésie, de chansons, de slam racontant la lente évolution de la condition de la femme dans la société.
Les textes de Marcel Goudeau étaient servis par le jeu tout en sobriété de la troupe de la Cie Coucou la fourmi et la nef de l'ancienne église offrait à Abel Pirès un espace scénique qui lui a permis d'offrir là, à domicile, l'une de ses mises en scène les plus réussies pour ce sujet fort.
La diversité de programmation visait un large public qui boude toujours. Le festival continue sur la même voie le week-end prochain : venez constater que le mot culture rime avec plaisir

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