Indre-et-Loire - Cinq-Mars-la-Pile - Cinq-mars-la-pile
Yvon Kader, le drame de la différence
02/10/2012 05:34
Ceux qui n'avaient pu voir en avril dernier à Langeais, cette pièce de Jean-Pierre Canet mise en scène par Abel Pirès et qui ne sont pas venus jeudi soir à Cinq-Mars-la-Pile sont doublement coupables d'avoir manqué ce vrai moment de théâtre et d'émotion.
Dans un décor épuré, Sylvain Galène devient littéralement Yvon, jeune trisomique, pour nous faire pénétrer dans son monde de la difficulté d'être différent, du ressenti du regard des autres, de cette solitude intérieure. Le texte de Jean-Pierre Canet la traduit en formules qui touchent, et font même rire parfois, mais sont d'une terrible lucidité : « Maman tu veux pas me reprendre, corriger ton brouillon ? ». Sylvain réussit là une remarquable interprétation en portant ce quasi monologue avec brio et surtout une belle justesse de ton.
Amours impossibles, panique au travail, maladresse de ceux qui l'aiment, mais deux éclaircies : Riroux, le copain du CMPP, et la télévision, qui lui donnera l'idée d'écrire au Père Laden pour avoir une ceinture de dynamite à Noël, escalade de la révolte après les provocations volontaires dans le métro.
La troupe de Coucou la Fourmi est le monde normal, ombres derrière le tulle, personnages-épisodes, incapable de comprendre ce qui se cache derrière cette façade : « Ils disent que je fais la tête, mais je suis une tête ».
Amours impossibles, panique au travail, maladresse de ceux qui l'aiment, mais deux éclaircies : Riroux, le copain du CMPP, et la télévision, qui lui donnera l'idée d'écrire au Père Laden pour avoir une ceinture de dynamite à Noël, escalade de la révolte après les provocations volontaires dans le métro.
La troupe de Coucou la Fourmi est le monde normal, ombres derrière le tulle, personnages-épisodes, incapable de comprendre ce qui se cache derrière cette façade : « Ils disent que je fais la tête, mais je suis une tête ».
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